Le gouvernement Michel Temer (en portugais : Governo Michel Temer) est le cabinet chargé du pouvoir exécutif au sein du gouvernement fédéral du Brésil en fonction du au .

Il s'agit, jusqu'au , d'un gouvernement provisoire formé après la suspension de la présidente Dilma Rousseff, puis après la destitution définitive de celle-ci, le gouvernement devient permanent. Il est dirigé par le président Michel Temer.

Historique et coalition

Ce gouvernement est formé à la suite de la suspension de la présidente Dilma Rousseff.

Le premier conseil des ministres a lieu le .

Le 31 août, Dilma Rousseff est destituée et Michel Temer est confirmé dans ses fonctions.

Le non-retrait des droits civiques de Dilma Rousseff par le Sénat fragilise la majorité parlementaire du gouvernement.

Le , le ministre des Affaires étrangères, José Serra, démissionne pour raisons de santé. Le jour-même, Marcos Galvão lui succède par intérim. Le , Aloysio Nunes est nommé pour le remplacer.

Les ministères des Droits humains et de la Réforme agraire sont supprimés. Michel Temer voulait également initialement supprimer le ministère de la Culture mais doit y renoncer, faisant face à des protestations.

Le , le ministre de la Défense Raul Jungmann est nommé ministre de la Sécurité (Intérieur). Pour la première fois depuis trente ans et le retour de la démocratie, un militaire, Joaquim Silva e Luna, est nommé ministre, succédant ainsi à Jungmann.

Critiques et représentativité

Pour la première fois depuis le rétablissement de la démocratie en 1985, aucune femme n'est ministre. Le gouvernement sortant comptait quant à lui quinze femmes. De plus, le ministère de la Culture perd son indépendance. Par ailleurs, tous les ministres sont des Blancs. C'est pour ces deux raisons que la composition de ce gouvernement a été critiquée,.

Le , le ministre de l'Éducation annonce le rétablissement prochain du ministère de la Culture, après des manifestations d'artistes à Rio de Janeiro. Le secrétaire d'État à la Culture, Marcelo Calero, est désigné pour le diriger.

Le , le ministre du Plan, Romero Jucá, est démis de ses fonctions après la révélation d'écoutes compromettantes sur le scandale Petrobras. Dyogo Henrique de Oliveira assure l'intérim.

Le , le ministre de la Transparence, poste nouvellement créé pour lutter contre la corruption dont le titulaire est Fabiano Silveira a démissionné, la deuxième en une semaine, après la divulgation d’un enregistrement où on entend le ministre critiquer l’enquête en cours sur l'affaire de corruption Petrobras. Le , Torquato Jardim (en) lui succède.

Le , le ministre du Tourisme, Henrique Eduardo Alves, soupçonné de corruption, démissionne.

Le , démissionne Geddel Vieira Lima, secrétaire du gouvernement, accusé de trafic d'influences dans le cadre d'un projet immobilier contesté par le ministre de la Culture Marcelo Calero, qui avait alors démissionné le 18 du même mois. Entretemps, Roberto Freire est nommé ministre de la Culture, puis en , Antônio Imbassahy devient secrétaire du Gouvernement.

Le , à l'occasion d'un remaniement, Luislinda Valois, première femme à intégrer le gouvernement Temer, est nommée ministre des droits de l'homme.

Le , le ministre de la Justice, Alexandre de Moraes, est nommé comme juge de la Cour suprême par le président Michel Temer, ce qui suscite une polémique. Le , José Levi Mello do Amaral Júnior lui succède. Le 8 février, la Justice suspend la nomination de Wellington Moreira Franco au poste de Secrétaire général de la Présidence, pour son implication dans l'opération Lava Jato. Le , la Cour suprême annule cette suspension.

Eliseu Padilha, chef de la casa civil, est lui aussi mêlé à l'opération Lava Jato.

En , Michel Temer décide d'abroger le statut de réserve naturelle d'une partie de la forêt amazonienne, mesurant 4 millions d'hectares, pour y permettre l'exploitation minière par des entreprises privées et la reconversion de la forêt en cultures pour les entreprises de l’agro-business. Cette autorisation a finalement été suspendue 7 jours plus tard par le tribunal fédéral de Brasilia. Le gouvernement s'expose à des accusations de conflit d’intérêt, le ministre de l'Agriculture Blairo Maggi et sa famille étant propriétaires de la plus grosse société de production de soja au monde.

En janvier 2018, Cristiane Brasil a été nommée ministre du Travail dans le gouvernement Temer. Cependant, accusé d'avoir fait travailler ses domestiques sans les déclarer et avec une forte charge de travail, la Cour suprême suspend son entrée en fonction.

Composition

Initiale (12 mai 2016)

Remaniement du 24 mai 2016

  • Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.

Remaniement du 2 juin 2016

  • Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.

Remaniement du 7 février 2017

  • Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.

Remaniement du 7 mars 2017

  • Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.

Remaniement du 31 mai 2017

  • Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.

Remaniement du 27 février 2018

  • Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.

Notes et références

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Governo Temer 29/09/2016 Mercado Fotografia Folha de S.Paulo

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